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jeudi 28 janvier 2016

Est il vraiment nécessaire de mettre des limites à nos enfants?

Est il vraiment nécessaire de mettre des limites à nos enfants? 

Ce "pilier" de l'éducation, traditionnellement reconnu comme indispensable, maintient la relation parent/enfant dans une notion de dominant/dominé. 

Il y a plusieurs mois, j'ai lu Jesper Juul, c'est un thérapeute familial, fondateur du Famili lab. Sa démarche s'inscrit dans le courant de l'éducation consciente (éducation bienveillante).  La lecture de son livre a vraiment été une révélation. Exprimant tous mes ressenties et intuitions. Depuis, il est toujours dans un coin de mon cerveau et m’appelle pour une nouvelle lecture, que je n'ai jamais le temps de faire. Cependant, j'ai relu certains passages car je suis passablement irritée de voir que le monde entier voue un culte aux sacro-saintes limites.  Il est convenu qu'il "faut mettre des limites" aux enfants, que se serait "bon pour leur santé", que se serait "pour leur bien"...

Les limites vue par Jesper Juul, ça donne ça :
"A l’intérieur d"une structure de pouvoir on doit nécessairement trouver la loi et l'ordre; on doit donc aussi instaurer des limites à l'épanouissement physique, mental et sentimental des enfants. Les limites -ce que les enfants doivent ou ne doivent pas dans tous les sens du terme- étaient une sorte de règlement de police de la famille. 
Cela amenait à l’assertion selon laquelle ces limites étaient saines et profitables pour les enfants, ce qu'aucune preuve de bonne santé n'a jamais confirmé. En revanche il est vrai que les enfants ne se développent harmonieusement et sainement que si les adultes de la famille respectent certaines limites. Comme j'y reviendrais plus loin, il est important qu'à la fois enfants et adultes puissent fixer des limites pour eux-mêmes, tandis que les fait de fixer des limites pour les autres est avant tout un instrument de pouvoir.

Il existe bien un consensus général pour dire qu'il faut mettre des limites. Qui n'a jamais entendu :  "les enfants ont besoin de limites" " sans limites un enfant devient un tyran"...

Et bien,  je ne veux pas que mes enfants "soient limités" je veux que mes enfants soient libres et la liberté passe par l'imagination, le rêve...il ne peut y avoir de limite au rêve ou à l'imagination. C'est grâce à cela que l'humanité peut s'inventer, c'est l'utopie, le rêve qui fait avancer le monde.

Il existe des limites, me direz vous, qui sont intrinsèques a certaines situations. Des limites corporelles par exemples qui existent car ce sont les limites de mon corps et des lois de la physique dans l'état actuel de nos connaissances. Par exemple, je ne peux pas m'envoler, je ne peux pas courir à la vitesse de la lumière. J'ai également des limites physiques personnelles : je ne peux pas faire le grand écart...ce n'est certainement pas une limite vrai pour tous!!

Bref, oui les limites existent et je ne réfute pas cela. Ce que je réfute c'est notre désir/volonté à imposer des limites aux autres.  (par la force, la punition, l'intimidation...). 

Nous posons a nous même des limites. 
N'imposons pas aux autres des limites.
Chacun a ses propres limites. 
Apprenons à respecter les limites de chacun.

Je dois apprendre à mes enfants (et à moi aussi d’ailleurs) à dire MA limite, à exprimer MES limites sans agresser ni rabaisser l'autre. Par la même occasion j’apprends, nous apprenons ensemble, à respecter les limites de chacun. C'est cela ma vision de la famille, et au delà, ma vision du monde dans lequel je veux vivre, le monde auquel de je souhaite contribuer. 

Alors oui, il y a des règles à poser, des règles de sécurités, des règles de vie en communauté, des règles de politesse....Et oui, il y a une grande différence car les règles sont pour tous, toutes les personnes de la famille. Ce qui est pratique, c'est que les enfants apprennent par imitation...alors lorsque les adultes respectent les règles, les enfants apprennent aussi à les respecter...        
                   
Alors je dis non aux limites et oui aux règles!!! 


Pour aller plus loin :
http://www.les-supers-parents.com/faut-il-poser-des-limites-ou-pas-les-precisions-d-isabelle-filliozat/
http://anti-deprime.com/2015/05/04/les-enfants-detestent-les-limites-ils-adorent-les-regles/
http://amandadutruch.blogspot.fr/2012/03/jesper-juul.html

samedi 7 novembre 2015

L'enfant roi : une invention pour légitimer un mode d'éducation révolu...


L'enfant roi, c'est comme les extra terrestres, on en parle beaucoup sans jamais le voir!!


On parle souvent de l'enfant roi, mais existe-t-il vraiment, cet enfant roi?
Quand on parle d'éducation bienveillante/positive ou consciente , il est fréquent qu'on nous mette en garde "tu vas en faire un enfant roi!!".
"Quoi?! tu ne le punis pas? Mais comment il va comprendre ce qui est interdit?"
 Et oui!!! comment faire rentrer de gré ou de force les codes sociaux qui font de nous une société et ce, sans punition?
Et bien c'est impossible!!  en effet, il est impossible de faire rentrer de "gré ou de force" des codes sociaux sans punir, humilier, réprimander, taper... Si l'on veut dresser son enfant il faut utiliser ces méthodes.
Par contre si l'on veut éduquer, accompagner son enfant dans la vie afin qu'il soit une personne douée d'empathie, qui soit à l'écoute des autres, respectueuse des règles de vie en communauté et encline à coopérer alors il faut impérativement oublier toutes ces méthodes.



Mais tout d'abord, qui est il , l'enfant roi? existe t il? Est il le même pour chacun? 
Je pourrais définir l'enfant roi comme un enfant qui fait ce qu'il veut quand il veut, qui réclame, trépigne, s’impatiente, désobéit...celui qui hurle dans la rue, se jette par terre de frustration.
Mais pour mon voisin, cela peut être un enfant qui ose parler à table, un enfant qui ne dirait pas bonjour, ne serait pas d'accord avec son parent, un enfant qui refuserait d'obéir aux ordres.. Je suis sur que chacun d'entre nous avons une vision bien différente de ce qu'est un enfant roi...Car nos limites sont différentes.
Mais cet enfant, n'est il pas bien vite qualifié d'enfant roi? ne serait il pas plutôt un enfant en souffrance? Est-il "roi" pour toujours? telle une étiquette indélébile accrochée à sa personne? Cet enfant ne serait-il pas simplement une personne qui cherche à se faire entendre, comprendre?

Je suis heureuse de lire les mots de Catherine Gueguen dans son dernier livre "Vivre heureux avec son enfant".
 Elle dit que certains parents oscillent entre "laisser faire sans rien dire par facilité et la violence verbale et physique. Ces enfants ne sont pas "gâtés", mais sont au contraire souvent humiliés, maltraités dans l'intimité familiale". 

Il m'est souvent arrivé en effet de "laisser faire". On laisse, on laisse et puis d'un coup on arrive à notre seuil de tolérance. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. On a presque rien vu venir avant d'ailleurs, on se sens agacée, la moutarde monte au nez (comme dirait Big boy)...et puis d'un coup la jauge est dans le rouge et on se met à crier (au mieux). Cela a du vous arriver à vous aussi...non?!!
Quand l'adulte "déborde" ainsi, c'est important de reprendre, de s'excuser ensuite.
Crier (punir, dénigrer, taper...) sur d'autres individus n'est jamais une solution, encore moins quand il s'agit d'enfant. 
Lorsque ces moments de "laisser faire" suivi de "pétage de plomb"sont trop nombreux, qu'ils sont le quotidien, alors oui, certainement, l'enfant est perdu, effrayé, en insécurité...Il a certainement besoin de "dire" son malaise d'une manière ou d'une autre et peu faire des "crises", de plus en plus de "crises", ne pas se montrer coopérant, se mettre en danger... 


Se rendre compte de tout ça permet de relativiser, de prendre du recul, de s’apercevoir que notre vision de tel ou tel individu n'est que partielle, momentanée...un instant T qui se déroule devant nous et qui est déformé par notre prisme personnel et unique.
Qui sommes nous pour étiqueter si rapidement une autre personne, un enfant qui plus est, en le déclarant enfant "roi"?

Alors je peux vous dire que cet enfant n'existe pas.  Il n'est qu'un mot pour effrayer les parents, les faire se sentir coupable de ne pas avoir un enfant "bien élevé" en toutes circonstances.
L'enfant insécurisé par contre existe bien et c'est sans doute cela que nous qualifions bien vite d'enfant roi.
La peur de l'enfant roi nous crispe, elle nous renforce bien souvent dans l'autoritarisme.
Elle nous empêche d'aller vers d'autres modes éducatifs de peur de mal faire. Il faudrait pour certains, rester sur nos principes arriérés d'obéissance et de sanction. Après tout "nos parents ont réussi à faire de nous des personnes adaptées à la société!!", "on en est pas mort d'une ou deux fessées, qu'on avait certainement méritées!" 'il faut bien punir pour faire comprendre ce qui est bien ou non?"

Il faudrait rester à tout prix dans ce modèle qui fait qu'il y a l'éduqué et l’éducateur, le soumis et le dominant, l'exécutant et le donneur d'ordres, parce qu'"il faut préparer les enfants au monde dur du travail où on a un chef à qui il faut obéir". 

Vous vous doutez bien que toutes ces phrases me sortent littéralement par les yeux!!!  Nan, mais franchement!! c'est ça qu'on veut? des enfants beni-oui-oui qui disent d'accord à tous les ordres sans réfléchir?
 
Je veux que la société change, j'ai pas envie de râler sans rien faire!! on peut changer les choses en adoptant un mode d'éducation conscient. Un mode d'éducation qui élève vers plus de respect, d'empathie, d'échange....on peut changer la société en commençant nous même à nous remettre en question... alors qu'est ce qu'on attend?!!

L'éducation consciente (terme que je vais préférer aux autres) permet justement d'arrêter de fonctionner selon ces deux modèles ("laxiste" et "autoritaire").
Entre autres,  grâce à l'apprentissage de nouvelles habilités (selon le terme employé par Faber et Mazelish) qui nous permettent de sortir des écueils des autres types d'éducation. Il est fort peu probable qu'une famille qui apprend à mieux communiquer, à respecter les sentiments et aspirations des uns et des autres dans le respect mutuel puisse engendrer des comportements inadmissibles de la part des enfants. C'est au contraire une solution pour régler ce type de comportement.
Nous pouvons également nous informer grâce aux livres de Catherine Gueguen sur les avancées des découvertes de neurosciences affectives.

En éducation consciente, l’enfant n'est pas un enfant mais une personne avant tout. Il a la particularité d'avoir un cerveau qui n'est pas terminé, en pleine construction et évolution. Nous devons, en tant que personne ayant atteint une maturation neuronale, prendre un soin particulier pour que leur maturation se fasse dans de bonnes conditions. Cela exclu l’utilisation de punition, intimidation, menace, pouvoir, force physique....


Et pour finir je vais citer (encore) Catherine Gueguen  : "Une réflexion très approfondie de toute la société sur l'éducation en famille, à l'école, s'avère une nécessité urgente pour prendre connaissance des dernières recherches sur ce qui favorise le bon développement de l'enfant ou au contraire l'entrave, et cette prise de conscience doit nous mener à ne pas confondre éducation et soumission". 

Alors, n'attendons pas les politiques pour faire évoluer la famille et l'éducation de nos enfants. Nous avons entre nos mains, le pouvoir de faire évoluer la société et de faire la (R)évolution.
  

lundi 13 juillet 2015

Juger ou ne pas juger, telle est la question?

Que celui qui n'a jamais jugé autrui me jette la première pierre....

Quand on devient parent on est confronté de plein fouet au jugement des autres.


Quand j'y réfléchis, je me rends compte qu'on est toujours sous le regard des autres et de leurs jugements. Et une fois parents, on se rend souvent compte que nous sommes jugé constamment par les "autres". C'est amplifié car l'éducation des enfants est un sujet très "touchy". Cela remet en question les valeurs que l'on a reçu, l'éducation que l'on donne, nos principes, nos certitudes,  nos méthodes, cela peut nous ébranler profondément.

dimanche 9 février 2014

Choisir d'être un parent au foyer

Mme Najat Vallaud-Bellckacem veut sauver les "pauvres" mères au foyer de leur "misérable" condition!!

Mais j'ai pô besoin d'être sauvée moi!!!

Depuis 1984 le congé parental peut être pris soit par le père soit par la mère.
Alors oui, c'est sur, ...on peut pas dire que les pères se soient jetés comme des malades sur cette super opportunité de pouponner leurs bambins... mais bon, en même temps ça ne fait pas si longtemps non plus que les femmes ont le droit de vote, de bosser, et d'avoir un compte en banque..., les choses prennent du temps...et encore plus quand le gouvernement ne veut pas VRAIMENT influencer les pères à prendre un congé mais plutôt remplir les caisses de l'état (ou plutôt, à moins les vider) sous couvert d'égalité.


Il y a, en plus,  un critère mathématique de survie de la famille qui établi que celui qui gagne le mieux sa vie sera le support financier du couple. Or il est de notoriété publique que l'homme, à compétences égales, touche un meilleur salaire que la femme. Il ne va donc pas aller pouponner au risque de ne plus pouvoir payer le logement, les impôts et surtout à bouffer!!!

Un autre facteur est celui du problème de garde des rejetons... Hé oui, ça coûte cher!!! si tu fais partie de la classe moyenne tu payes très cher, si tu as la chance d'avoir une place en crèche il te faut en plus une baby sitter pour le soir.. bah oui quand tu as une heure de trajet pour arriver à la crèche et que tu termines à 18h...et bien tu arrives pile poil à 19h, donc une demi-heure après la fermeture de la crèche municipale...
Donc :  baby sitter, que tu vas payer 10 euros de l'heure of course, et qui n’acceptera pas de bosser pour moins de 2 heures par soir...normal hein...
Si tu as une assistante maternelle...alors euh, il y a certaine villes ou c'est quasi mission impossible d'en trouver une...une de libre...bien sur et puis c'est quand même plus cher que la crèche. Alors si en plus on se met en tête d'en trouver une qui nous convient....doublement mission impossible.

Un autre facteur est a prendre en compte : l'envie d'un des deux parents de s'occuper du rejeton ( et plus qu'une petite demi-heure par jour). C'est pas forcement la femme, certaines femmes ont une carrière avant leurs enfants, ce qui est tout à fait compréhensible, ce n'est pas parce qu'on est une femme qu'on a envie de materner, un père peut aussi avoir envie et besoin de materner.
Nombre de pères ne s'autorisent peu être pas encore à prendre cette place qui n'est pas franchement bien reconnue par la société...mais vu comment on traite les mère au foyer dans notre société je ne vais pas leur jeter la pierre !

 Pourtant, dans certains pays qui mettent au cœur de leur politique le bien être de l'enfant et de sa famille (comme en Suède par exemple) il s’avère qu’élever ses enfants et passer du temps avec eux est source de richesse et permet à l'individu de développer de nombreuses compétences utiles à la société.
Les parents qui s'occupent de leurs enfants sont considérés comme de véritables individus utiles à la société....c'est foufou non?!!! Et dans ce pays, les pères prennent leurs congés et avec plaisir en plus...!!! Si vous voulez il y a  un film documentaire qui montre bien tout ça :  "Si j'aurais su...je serais né en Suède"



Le "travail" est il forcément source d'épanouissement ? 

Et bien, je vais peut être étonner Najat, mais non...tout le monde n'est pas épanoui au travail...je dirais même que rare sont les chanceux qui ont un travail qu'ils trouvent épanouissant.
Alors pourquoi penser que les parents au foyer seront plus épanouis à l’extérieur de leurs domicile, à courir partout, pour un salaire de merde au smic,  pour un patron pas reconnaissant du tout et des horaires pourris moisis...

J'ai travaillé pendant 12 ans, j'étais Éducatrice de jeunes enfants en crèche. J'étais passionnée par mon métier, par l'éducation, la pédagogie, j'ai toujours beaucoup travaillé, bossant  37 heures 30 par semaine et en ayant des horaires qui changeaient souvent du jour au lendemain à cause du manque de personnel, avec deux heures de transport par jour....ça ne m'a jamais embêté de faire 4 fermetures par semaine de crèche et rentrer chez moi a 19h30 passées... et puis continuer à bosser un peu parce que  : il faut terminer le compte rendu de la réunion mais qu'on a pas de temps imparti dans nos heures de boulot...parce que il faut aussi lire et continuer à enrichir sa formation et sa pratique...préparer un spectacle de Noël.., monter un projet afin d'améliorer l'accueil des enfants...Les 37 heures30 se transforment vite en 45!!! plus les temps de trajet...enfin bref, vous connaissez tous ça...ou pire...

Alors tant qu'on a pas d'enfants, ça va....encore que je suis quand même passée par un temps partiel a un moment de ma carrière professionnelle telement je ne supportais plus ce qu'on appelle sympathiquement "les douces violences institutionnelles"...enfin ça, c'est une autre histoire....alors là, c'est sur que l'épanouissement n'était pas au rendez vous.
Je vous rassure j'ai quand même bossé dans 2 crèches vraiment top!!! une en début de carrière et une avant mon congé maternité.

On pense souvent que la mère au foyer n'est pas épanouie,  mais est ce qu'on se demande si une personne qui travaille est épanouie? elle?!! est il prévu un projet de loi pour favoriser l'épanouissement de l'individu au travail?
Ce serait pourtant intéressant d'entendre: "arrêtez de travailler si vous n’êtes pas épanouis" "l'Etat va mettre tout en oeuvre pour que les employés soient épanouis au travail, les entreprises qui ne feront pas cet effort se verront sanctionnées par un impôt supplémentaire", les actionnaires iront se faire empapaouter chez les Grecs et grâce à tout l'argent qui ne leur sera pas allègrement donné, les travailleurs seront chouchoutés car ce sont eux la richesse du pays"... Bon, ça va...j'ai le droit de rêver..non!!!???

Une conciliation difficile entre travail et famille

Il y a plein de raisons qui rendent cette conciliation difficile : (liste non exhaustive of course) 

-le manque de place en crèche/assistante maternelle
-la question de la qualité de l'accueil des enfants avec des équipes sous tension à cause du manque de personnel.
-la question du cout des frais de garde
-les horaires de travail tard le soir (après 18h) et le temps de transport long (souvent 2 heures au moins) a cause du prix exorbitant des loyer en ville.
-les problèmes de garde des enfants malades (qui pour ma part étaient quasi hebdomadaire la première année de crèche)
-l'envie de s'occuper de nos enfants car après tout, on a qu'une vie
-trouver du travail et  encore plus dur : trouver un travail qui nous plaise, pas trop loin de chez soi avec des horaires qui nous conviennent!!! (perso, je me suis mise à jouer au loto car il y a plus de probabilité de gagner!!)
-le stress constant : des horaires, des maladies infantiles multipliés avec la collectivité...

Enfin, tant et tant de difficultés qu'ill faut bien se mettre à l'évidence: à l'heure actuelle, en France, on peut difficilement être parents et avoir une carrière professionnelle palpitante...il s’opère obligatoirement un déséquilibre du fait que ces deux mondes sont particulièrement opposés et séparés. Soit un déséquilibre pour l'individu qui est obligé de pallier à son absence d'un coté ou de l'autre, soit un déséquilibre dans le couple.  Soit il y a une personne du couple qui freine des deux pieds professionnellement, soit il appuie sur l'accélérateur pour payer quelqu'un qui s'occupera des mômes et du ménage...ou alors, autre solution :des grands parents très disponibles donc à la retraite mais pas non plus à trop vieux ni pas trop éloignés...


Arrêtons de parler des "mères au foyer" pour parler des "parents au foyer"...

Depuis 9 mois, je suis une "véritable" mère au foyer : aucune ressource (ce qui me paraissait impensable il y a quelques mois!!!), pas de caf, pas de congé parental...je suis ce qu'on appelle apparemment "une invisible". J'ai encore ma propre carte de sécu mais je sais que bientot,  je la perdrais pour être sur celle de mon mari (à moins que d'ici là une loi ne nous interdise de bénéficier de la sécu).

Je ne suis pas en dépression et ma vie est bien remplie...
Je ne suis pas une mère au foyer mais un parent au foyer, je ne me définis pas par mon sexe et ce n’est pas mon sexe qui détermine mon choix...alors je souhaite qu'on cesse de réduire mon choix à mon sexe...

La vie du parent au foyer est inintéressante et pauvre en enrichissement? 


 Pas du tout... merci de demander, mais demandons cela à une femme ou un homme qui bosse à domicile? A un assistant maternel par exemple? A quelqu'un en freelance?  Les métiers de la petite enfance ne sont déjà pas très valorisés donc l'assistant maternel ne se sent certainement pas reconnu comme il le devrait pas la société. Mais enfin, tout le monde s'accorde a dire qu’être assistant maternel est un métier...alors qu’être parent au foyer ne l'est pas.
Peu être devrions nous nous interroger sur la notion de travail elle même!! Pourtant sa définition est parfaitement claire, dans le petit Larousse : activité de l'Homme appliquée à la production, à la création, à l'entretien de quelque chose. Et la définition que je préfère est celle la : 



Le travail est un effort
individuel ou collectif, physique ou intellectuel,
conscient, délibéré, créatif,
professionnel ou non,
dont le but tend à la concrétisation d’un projet, d’une idée
- ou d’un ensemble de projets et d’idées -
ne donnant pas nécessairement lieu à un résultat abouti,
mais ayant leur finalité,et dont la rétribution, s’il en est une, peut être morale ou matérielle. 


Alors suivant cette définition, je considère que les parents aux foyer travaillent. Et qu'il serait juste que ceux ci aient une reconnaissance sociale...

Pour ce qui est de mon épanouissement et bien ça va merci...
Ma vie sociale me convient, j'ai des nouvelles copines ( facebook mon ami passe du virtuel au réel) ma vie intellectuelle est riche en lectures...sur l'éducation par exemple.

Et  je développe des compétences dans plein de domaines :
- management situationnel
-gestion des plannings
-développement de l'empathie et de l'altruisme
-aptitude à la résolution des conflits
-développement de l'écoute active
-optimisation de la gestion de mon temps
-organisation et gestion de l'intendance
-approfondissement de connaissances des soins d'urgences et premiers secours,
-développement de qualités artistiques et culinaires,
-connaissance du web et autres moyens pour accéder à l'information,
-développement des connaissances sur les neurosciences et le développement des enfants,
-apprentissages de techniques de communication non-violente et respectueuse de l'autre....
-apprendre à se débrouiller avec moins de ressources et à pratiquer une consommation raisonnée, faire marcher le commerce local et non les grandes surfaces (je participe ainsi à l'économie locale et en mangeant locavore à la diminution de l'empreinte énergétique de ma famille).....
 -etc...


Si vous recherchez vraiment plus d'équité Mme Vallaud-Bellckacem :  

Reconnaitre la valeur sociale des parents au foyer  c'est permettre aux pères de s’autoriser à prendre cette place

Bah oui personne n'a franchement envie d'être rabaissé et mal vu...et en plus puni fiscalement!!
Créer un véritable statut de parent au foyer, aider les parents au foyers à développer des compétences qui servent la société : accès a des formations d'éducations bienveillantes tel que Gordon ou Faber et Mazelish par exemple, dans le but de permettre à des génération d'enfants d'être biens dans leurs baskets d'être plus pacifiques et respectueux les uns des autres.
Nous pourrions ainsi diminuer le nombre d'enfants souffrants de maltraitance (et mourant sous les coups) comme à l'image de la Suède par exemple. Mettre en place nombres de structures d'accueil parents/enfants qui iraient aussi dans ce sens, sans jugement mais avec bienveillance.
Aller vers des horaires de travail plus compatibles avec une vie de famille ...(à limage de la Suède aussi) ce n'est pas parce qu'on reste tard au travail qu'on est efficace : faire acte de présence en glandant au bureau pour ne pas partir parmi les premiers est souvent bien vu en France... 

Peut être que si au lieu de vouloir remettre les femmes au travail salarié on faisait plutôt ça :

- un congé parental mieux rémunéré et bonifié pour le couple si le deuxième parent prend au moins 6 mois.(mieux vaut une récompense que la crainte d'une punition)
- inciter les employeurs à signer la charte de la parentalité en entreprise. 
-créer des lieux d'accueil enfants/parents à l'image de ceux existant en Suède afin de permettre aux parents au foyer  de se rencontrer mais aussi de développer de nouvelles compétences à travers la formation à la  communication non violente
-créer plus de places d'EAJE pour les 1/3ans et augmenter la qualité d'accueil. Favoriser le développement de petits EAJE (Établissement d'accueil de Jeunes Enfants) de proximités et à tailles plus familiales pour favoriser la proximité.
-favoriser la garde par les parents pour les enfants jusqu’à 1 an  et offrir une garantie via le droit opposable d'une place en EAJE dès les 1 an de l'enfant.



Alors, Mme Vallaud-Belkacem ....je ne pense pas servir à rien et je peux même vous dire que ce que je fais me passionne....et vaut largement une reconnaissance monétaire (même si je cracherais pas dessus).
Ma vie est mon choix, j'aime ce que je fais, j'aime être auprès de mon enfant, cela m'épanoui entièrement. Je n'ai pas fait ce choix car je suis une femme, j'ai fait ce choix car je suis MOI...un individu, un être humain qui a besoin de s'occuper pleinement de son enfant....
Merci, mais je n'ai pas besoin qu'on vienne me sauver de ma pauvre condition, je n'ai pas besoin qu'on me dise ce qui est bon pour moi, je revendique ma liberté de décider pour moi-même. Je n'ai pas besoin d'être punie en étant sanctionnée par une amende déguisée afin de me remettre dans le droit chemin.
Je revendique mon statut de parent au foyer.

Merci



http://www.parents-au-foyer.com/ 
et la Lettre ouverte de Working Mama pour Mme Vallaud-Bellckacem

la pétition
https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/najat-vallaud-belkacem-ministre-des-droits-des-femmes-mere-au-foyer-est-un-metier

Entretien aux Echos de Mme La Ministre des Droits des Femmes

les blogs
  1. Vivi Mam's Blogue  : http://vivi-mams31-blogue.com/2014/01/03/moi-maman-je-parle-ouvertement-a-mme-la-ministre-des-droits-des-femmes-%E2%99%AA%E2%99%AB%E2%99%AA%E2%99%AB/&  http://www.paroledemamans.com/ma-vie-de-maman/paroles-de-mamans/moi-maman-je-parle-ouvertement-a-mme-la-ministre-des-droits-des-femmes 
  2. Cathy Ams : http://misskty-strophe.blogspot.fr/2014/01/maf.html &  http://misskty-strophe.blogspot.fr/2014/01/je-suis-maman-au-foyer.html 
  3. Juliette Conboudu   : http://conboudu.com/2014/01/sanctionn%C3%A9e-pour-cause-de-maternit%C3%A9.html&   http://conboudu.paroledemamans.com/view/sanctionnee-pour-cause-de-maternite 
  4. Delph Dolce http://www.familledolce.fr/maf-mere-au-foyer/ 
  5. Princesse Aleahttp://princesseaela.wordpress.com/2014/01/03/les-femmes-au-foyer-bientot-taxees/ 
  6. Malova vanou: http://lesmicmacsdemalova.over-blog.com/2014/01/quand-les-mères-sont-devenues-ringardes.html 
  7. Blabla parce que les filles ne sont pas que des pipelette http://blablapipelettes.canalblog.com/archives/2014/01/03/28812777.html 
  8. Blandine Ricardhttp://bsricard_des_deux_sevres.paroledemamans.com/view/je-suis-maman-au-foyer-et-je-l-assume 
  9. So et ses lardonshttp://popietteetseslardons.blogspot.fr/2014/01/mere-au-foyer-n-pas-une-insulte.html?m=1 
  10. Chamallow Addicthttp://chamallow-addict.blogspot.fr/2014/01/pas-touche-la-famille.html
  11. Les aventures de Kekette la crevette :  http://kekettelacrevette.over-blog.com/
  12. Kris : http://instantdeparents.wordpress.com/2014/01/04/linstant-madame-la-ministre/
  13. Anna Etincellehttp://amourdenfantsetief.blogspot.fr/2014/01/mere-au-foyer-le-plus-beau-metier-du.html
  14. Meso Kee : http://enfantslibres.eklablog.com/libre-de-choisir-a105652728
  15. Fleur de thym : http://symbiose-et-tourbillon.publicoton.fr/je-suis-mere-au-foyer-c-est-mon-metier-et-j-aime-ce-que-je-fais-171706
  16. Maëline De la tribu de Maëline : http://amaeline.com/mesavisdemaman/2014/01/mme-la-ministre-jai-bien-peur-que-vous-vous-trompiez/
  17. Maman Mammouthhttp://mamanmammouth.blogspot.fr/2014/01/jetais-maman-au-foyer-et-jaurais-aime.html
  18. Papa Panique : http://papapanique.com/2014/01/pourquoi-jai-choisi-de-rester-avec-ma-fille-lettre-ouverte-a-najat-vallaud-belkacem-ministre-des-droits-des-femmes-et-de-la-communication/
  19. fannyfans : http://fannyfans.paroledemamans.com/view/une-bonne-et-une-mauvais-nouvelle
  20. Esperanda de Maman au foyer, c'est pas un métier ? : http://mamanaufoyercestpasunmetier.wordpress.com/2014/01/06/defendons-notre-droit-a-elever-nos-enfants-nous-memes
Pour aller encore plus loin : le rapport d'une mission sur l'emploi des femmes.
http://www.najat-vallaud-belkacem.com/wp-content/uploads/2013/12/20131209-rapport-emploi-femmes-Severine-Lemiere-Final.pdf

mardi 28 mai 2013

Je n'ai rien avoir avec "les mères veilleuses" merci...



Bon, voila...j'ai les boules parce que le nom de mon blog est spolié par une association d'extrémiste du moyen âge...contre le mariage gay...of course...

J'avais un pote qui m'avait prévenu de cet homonyme malencontreux mais bon je me disais que tout le monde se fout de cette bande d'illuminée...jusqu’à ce que je vois une d'entre elles au zapping...horreur...mon nom de blog sous cette anti !!! BEURK!!

Alors je fais quoi? je change de nom ou je les emmerde !!